
Les aides de des institutions (financières, logistiques ou autres) permettent à L'apostrophe de remplir l'ensemble de ses missions publiques.
Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise
Dans les années 60, pour faire face au développement rapide de l'agglomération parisienne, on décida de la maîtriser et de l'équilibrer en créant plusieurs villes nouvelles autour de Paris. La mise au point du premier Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU) a été confiée à Paul Delouvrier, Délégué général au District de la Région de Paris de 1961 à 1969, qui a été à ce titre considéré comme le père des villes nouvelles en France. Au nord de Paris, le choix se porta sur les environs de Pontoise dans une boucle de l'Oise. La ville ancienne devait s'intégrer dans un ensemble beaucoup plus vaste, dont le centre serait à Cergy, qui n'était alors qu'un village. Décidée dès 1965, l'implantation de la ville nouvelle se fera en plusieurs étapes :
Caractéristique insolite de la ville nouvelle : afin de garantir une certaine neutralité politique à la ville, et de marquer sa nouveauté, certains quartiers, en particulier celui de Cergy-le-Haut, présentent des ensembles de rues aux noms anhistoriques, choisis par les élèves des collèges de la ville. L'on peut ainsi rencontrer le chemin de la Surprise, l'avenue du Centaure, le Passage des Neiges d'antan ou bien la rue du Passeur d'étoiles.
Ministère de la culture et de la communication
Historique
C'est en 1959 qu'est installé un ministère autonome chargé non plus de gérer une politique des "beaux-arts" mais d'assumer le "rôle, à la fois déterminant et limité, qui revient à l'Etat dans la nouvelle mission culturelle de la collectivité".
"Le ministère chargé des affaires culturelles a pour mission de rendre accessibles les œuvres capitales de l'humanité, et d'abord de la France, au plus grand nombre possible de français ; d'assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel, et de favoriser la création des œuvres de l'art et de l'esprit qui l'enrichissent."
Ces missions restèrent ainsi définies jusqu'en 1982.
La création de ce ministère est confiée à André Malraux. De 1959 à 1969, ce dernier fut -au sein de tous les gouvernements nommés par le Général de Gaulle- "ministre d'Etat, chargé des Affaires culturelles", premier dans l'ordre protocolaire des gouvernements considérés.
Les attributions de Malraux sont liées à un transfert arrêté par le décret du 3 février 1959. De l'Education nationale sont issues la Direction Générale des Arts et Lettres, la Direction de l'Architecture et la Direction des Archives de France. Malraux se voit également attribuer les services chargés des activités culturelles du Haut-Commissariat à la Jeunesse et aux Sports. Enfin, le ministère de l'Industrie et du Commerce transfère le Centre National de la Cinématographie (CNC).
L'autre étape majeure est la création d'un service puis d'une direction de l'administration générale en 1961 qui doit gérer les agents de l'administration centrale ainsi que les 3500 agents des services extérieurs. Cette direction de l'administration générale (DAG) garantit de fait l'autonomie du ministère et sa pérennité. Peu à peu l'organigramme s'étoffe, réponse administrative à la volonté politique. Les nouvelles structures se développent surtout à partir de l'ancienne direction générale des Arts et Lettres. En décembre 1961 par exemple, la sous-direction du Spectacle et de la musique devient la direction du Théâtre, de la musique et des spectacles. En 1969, six directions et une inspection générale, plus les Fouilles et l'Inventaire rattachés au Cabinet, matérialisent cette croissance administrative. L'organisation de l'administration centrale est complétée par la mise en place de comité régionaux des affaires culturelles (1963), de conseillers régionaux à la création artistique (1965), et des trois premiers Directeurs régionaux des Affaires culturelles (1969), réformes qui amorcent la déconcentration du ministère.
De 1969 à 1981, la dénomination de la structure ministérielle a changé à plusieurs reprises.
L'appellation fondatrice de ministère des Affaires culturelles se mue en ministère des Affaires culturelles et de l'Environnement en mars 1974. Dès le mois de juin suivant, la structure s'affaiblit incontestablement en devenant Secrétariat d'Etat à la Culture. Par-là même, la Ve République giscardienne confirme la place modeste qu'elle souhaite attribuer à la politique culturelle. En février 1977, l'appellation ministère de la Culture et de l'Environnement s'impose avant de se transformer de nouveau, en mars 1981, en ministère de la Culture et de la Communication.
Ces multiples fluctuations témoignent pour une part de l'incertitude à formuler clairement les attributions qui relèvent de l'intervention de l'Etat dans les domaines artistiques et culturels.
L'organigramme de l'administration centrale enregistre aussi de profondes modifications. Avant même le départ de Malraux, en mars 1969, la suppression de la Direction générale des Arts et Lettres suscite une recomposition d'envergure. La création d'une Direction de l'Action culturelle et le regroupement des spectacles vivants au sein d'une Direction des spectacles, de la musique et des lettres matérialisent les principaux changements. En 1970, la musique obtient enfin son autonomie sous la forme d'une Direction de la Musique, de l'Art lyrique et de la Danse. Cette nouvelle configuration sert de socle administratif sur l'ensemble de la période considérée.
Deux changements sont cependant à signaler.
En 1975, la création de la Direction du Livre, à partir de services précédemment rattachés à quatre ministères, conduit à une première réorganisation. Le transfert demeure cependant incomplet puisqu'il ne touche ni la Bibliothèque nationale, ni les bibliothèques scolaires et universitaires. L'éclatement de l'ancienne Direction des bibliothèques est alors vécu comme un démantèlement par une profession fortement structurée. Dix ans après les conclusions du rapport sur la lecture publique - rapport commandé par le Premier ministre Georges Pompidou à la suite du comité interministériel de 1966 - qui soulignait avec force les carences de la situation française, la philosophie qui cimente l'identité même des professionnels connaît un infléchissement sensible : la lecture publique quitte le registre de l'action éducative pour celui de l'action culturelle, alors même que l'Etat se désengage financièrement.
De plus, en 1978, les attributions de la Direction de l'architecture sont transférées au ministère de l'Environnement et du Cadre de la vie. La sous-direction des monuments historiques et des Palais nationaux demeure cependant sous la tutelle de la culture et forme, avec le département d'Archéologie, une nouvelle Direction du Patrimoine à partir d'octobre 1978. Cette autonomisation est confortée par un élargissement de la notion de patrimoine : construite à l'origine pour les seuls Monuments historiques, cette Direction du Patrimoine intègre, à partir de 1980, une division du Patrimoine mobilier, une Mission du Patrimoine ethnologique et une Mission du Patrimoine photographique.
Conseil général du Val d'Oise
Le Conseil général est l'assemblée qui gère la vie du département.
Le Val d'Oise compte 39 conseillers généraux qui représentent au sein de l'assemblée départementale les intérêts de leur canton, les attentes et les souhaits des habitants.
L’assemblée est renouvelable par moitié tous les trois ans. Elle désigne son Président qui prépare et exécute les décisions prises en assemblée, élabore et gère le budget, préside les débats. Didier Arnal préside l’Assemblée départementale depuis mars 2008.
Le Conseil général fonctionne aussi comme une entreprise. des collaborateurs agissent au quotidien pour le bien-être des Valdoisiens. Ils préparent les dossiers qui seront ensuite présentés par les élus à l’assemblée et mettent en oeuvre les décisions qui y sont prises.
Les compétences transférées au Conseil général depuis la première loi de décentralisation du 2 mars 1982 comprennent l’aide sociale, le transport, la voirie, le logement, l’éducation, le développement économique, les collèges. Avec la deuxième étape de la décentralisation du 28 mars 2003 qui transfère aux collectivités territoriales la responsabilité générale de promotion de leurs intérêts locaux, le Conseil général a élargi son champ d’action publique en développant de véritables politiques publiques locales avec des schémas ("enfance", "handicap", "développement économique et de l’emploi"...). Ces schémas dépassent la simple programmation et visent à fixer des orientations stratégiques.
Ainsi, outre ses compétences légales et, pour prendre en compte les préoccupations affirmées de la population, le Conseil général investit trois champs pour lesquels il n’est pas légalement compétent :
Ces trois exemples auxquels pourrait être ajouté le développement économique, montrent la capacité de la collectivité départementale à faire preuve d’innovation, d’originalité dans ses modes d’intervention (contractualisation, création de structures d’organisation et d’animation du partenariat, aides et soutiens logistiques et financiers, dispositifs expérimentaux) associant les autres niveaux de collectivité, dans un souci d’efficacité.
Région Île-de-France
Depuis la Révolution au nombre de trois, les départements, sous l'action vigoureuse de Paul Delouvrier à la tête du district de la région parisienne en 1965, passent à huit, y compris Paris. L'un d'eux, celui de Seine-et-Marne, occupe près de la moitié de la superficie régionale. Autour de Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne forment la petite couronne. Les départements du Val-d'Oise, des Yvelines, de l'Essonne et de la Seine-et-Marne constituent la grande couronne. L'objectif de cette réforme administrative était éminemment politique : il s'agissait de démanteler le département de la Seine, dont le Préfet avait presque autant de pouvoir que le Premier ministre. Cette concurrence à la tête de la région capitale était jugée néfaste par De Gaulle et Michel Debré, premier ministre de l'époque pour entreprendre l'aménagement de la région parisienne (« remettre de l'ordre »). Ainsi, en 1965, l'équipe de Delouvrier réalise le Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région de Paris (SDAURP), un document de planification spatiale ambitieux, qui remodèle profondément le visage et le fonctionnement de la région capitale. Le Conseil régional est créé en 1975.
Les grands domaines d'intervention du conseil régional
La Région agit dans le cadre de compétences conférées par les lois de décentralisation mais aussi dans de nombreux autres champs d’intervention de notre vie quotidienne, avec l’objectif constant d’améliorer la vie des Franciliens :