Une scène nationale

PRÉSENTATION DES SCÈNES NATIONALES

Etablissements décentralisés d’action culturelle, les scènes nationales sont les héritières des Maisons de la culture créées par André Malraux dans les années 1960 pour assurer dans les régions, au plus près des habitants, une présence artistique à partir du théâtre (le bâtiment et la forme artistique).
Inspiré des courants de pensée des années trente, donnant à l’art une fonction culturelle de circulation des idées, et politique, d’émancipation des citoyens, ce mouvement avait été initié après la deuxième guerre mondiale par Jeanne Laurent. Au secrétariat d’état aux Beaux Arts elle procède alors aux premières nominations de metteurs en scène en province et à la création du TNP de Jean Vilar sur la butte du Trocadéro à Paris.
Amplifiée par Jacques Duhamel qui crée les Centres d’Action Culturelle, cette politique est développée par Jacques Lang impulsant des Centres de Développement Culturels, dans des villes moyennes ou petites. Le paysage s’est unifié à compter de 1991, date à laquelle le Ministère de la Culture labellise tous ces établissements sous le terme générique de scène nationale, marquant l’engagement de l’Etat en faveur du spectacle vivant aux côtés des collectivités locales qui les co-financent.

Aujourd’hui le réseau des scènes nationales regroupe plus de 70 établissements répartis sur tout le territoire national dans des communes aux populations très variables.

 


MISSIONS DES SCÈNES NATIONALES

Des missions identiques pour tous les établissements du réseau
Une charte des missions de service public pour le spectacle vivant énoncé par le Ministère de la Culture en 1998 complète aujourd’hui le cadre d’actions des scènes nationales dont les objectifs généraux sont les mêmes pour tous :
• S’affirmer comme un lieu de production artistique de référence nationale dans l’un ou l’autre domaine de la culture contemporaine.
• Organiser la diffusion, et la confrontation des formes artistiques en privilégiant la création contemporaine.
• Participer dans son aire d’implantation à un développement culturel favorisant de nouveaux comportements à l’égard de la création artistique et une meilleure insertion de celle-ci.

Une responsabilité particulière pour L'apostrophe
Au cœur de la cité, la scène nationale est un peu plus qu’un lieu de spectacles. Point de rencontre avec l’art vivant, le Théâtre, subventionné par la puissance publique (la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, le Ministère de la Culture et de la Communication, le Conseil départemental du Val d’Oise), est un service public qui permet la rencontre avec les artistes de la scène et les œuvres de l’esprit. Lieu pluridisciplinaire ouvert à tous, la scène nationale joue véritablement un rôle de démocratisation en développant des actions de sensibilisation à l’art et des recherches constantes d’élargissement de son audience en direction des publics les plus variés, représentatifs de la société française.

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Le projet artistique mai 1999 - août 2017 : direction Jean Joël Le Chapelain
Le projet artistique engagé dans le premier contrat d’objectif a développé deux axes, le théâtre et la danse complétés d’un volet Cultures du monde dans des saisons composées d’une cinquantaine de spectacles et structurées autour de deux rendez-vous pivot, Dancité, une porte ouverte sur la danse à l’automne et Panorama regard sur la création théâtrale au printemps.

Dans le cadre du second contrat d’objectif adopté en juin 2004, le projet artistique du directeur confirme les orientations du premier en y adjoignant un volet musiques qui s’intéresse globalement à toutes les formes opéra, musiques du monde, musiques improvisées et jazz. Un nouveau rendez-vous d’hiver Périphérique (Janvier/Février) est consacré à partir de 2005 aux formes transversales, décalées, atypiques des arts vivants.

Accueillant des artistes en résidence en art dramatique, danse et musiques improvisées sur des périodes longues de deux à trois ans, la scène nationale de Cergy-Pontoise est aussi un lieu ressource pour les diverses structures professionnelles du département avec lesquelles s’élaborent des collaborations multiples et protéiformes.

Le troisième contrat d'objectif et de moyens débute en 2009. Il assoit les projets du précédent et renforce les multiples partenariats artistiques et culturels sur le territoire : Périphérique Arts mêlés, Escales danse en Val d'Oise, Festival Jazz au Fil de l'Oise, Festival d'Automne à Paris, Viva la Vida et bien d'autres encores, notamment avec les municipalités. Nouveautés de ce projet : le soutien à la diffusion des artistes intervenants à la scène nationale dans le cadre de l'action culturelle, une volonté affichée de décentralisation des spectacles sur divers lieux partenaires du Val d'Oise, de  nouveaux rendez-vous inventés pour les Publics Jeunes et le Tout Public (leçons de danse, leçons de philosophie en lien avec les spectacles,...) ainsi qu'un cycle Théâtre & Politique en fin de saison.

Dix-sept artistes en résidence depuis 1999
Charles Cré-ange (danse, 1999-2001) • Charlie Brozzoni (théâtre, 1999-2001) • Béatrice Massin (danse, 2001 -2003) • Daniel Dobbels (danse, 2003-2005) • Michael Batz (danse, 2003-2005) • Andy Emler (jazz, 2005-2007) • Abbi Patrix (théâtre, 2005-2007) • François Verret (danse, 2005-2007) • Yves Beaunesne (théâtre, 2007-2011) • François Mechali (jazz, 2007-2011) • Nasser Martin-Gousset (danse, 2007-2011), Jacques Rebotier (Théâtre-musique, 2012-2013) • Olivier Dubois (danse, 2012-2014) • Antoine Caubet (théâtre, 2012-2014) • Pierre de Bethmann (jazz, 2012-2015) • François Verret (danse, 2014-2017) • Les chiens de Navarre (théâtre, 2014-2018) • Yom (jazz, 2015-2018)

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Le projet artistique à partir d'août 2017 : direction Fériel Bakouri
La Nouvelle Scène Nationale rassemble désormais L'apostrophe et le Théâtre 95. Elle se définit comme un grand pôle de création et de diffusion du grand ouest francilien, avec une programmation pluridisciplinaire qui fait depuis longtemps une large place à la danse et au théâtre, mais aussi de manière bien plus appuyée à la musique et au cirque. Elle développe une dynamique partenariale forte à l’échelle de l’agglomération et du département grâce à des artistes et des compagnies en résidence.

Le projet artistique, animé par une équipe de 35 personnes, a trois axes fondateurs  qui traversent l’ensemble de l’activité de la scène nationale :
>Arts et humanités : comment la culture donne prise sur le monde ?

>Nouvelles générations : réinvestir un imaginaire commun en faisant  avec et pour la jeunesse (adolescents et jeunes adultes)
>Arts, paysage et urbanisme : comment s’approprier le territoire ?

Lieu fédérateur des habitants du territoire dans toute leurs diversités, mais aussi des artistes et des partenaires, la nouvelle scène nationale construit sa programmation autour de temps forts constitués de temps d’échanges, de rencontres et de pratiques, autour des spectacles accueillis ou dans les spectacles participatifs (projets de territoire menés au long cours), dans un nouveau mode de vie du lieu au-delà de la représentation.

 


UN PEU D'HISTOIRE

L’apostrophe scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise s’appuie sur deux théâtres d’agglomération : le Théâtre des Arts  (Cergy-centre) et le Théâtre des Louvrais (Pontoise) au cœur de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise (13 communes, plus de 200 000 habitants).

D’abord deux entités distinctes nées avec la ville nouvelle au début des années soixante-dix, le Théâtre des Arts et le Théâtre des Louvrais ont été réunis, avant de devenir en 1999 L’apostrophe, placé sous la houlette de Jean Joël Le Chapelain.

Quelques dates dans la vie de L’apostrophe
• acte I : la naissance des théâtres
>18 mai 1974 : inauguration du Théâtre des Louvrais à Pontoise confié au Centre d’animation culturelle (CAC) de Cergy-Pontoise.
>1979 : ouverture du Centre culturel et administratif (CCA) André-Malraux (Théâtre des Arts, un cinéma, une école de musique).
>1986 : le CAC, qui gère les deux équipements, change de nom : il s’appelle désormais Théâtre des Arts.
>novembre 1995 : fermeture du Théâtre des Louvrais pour rénovation (il a déjà accueilli plus de 500 spectacles).

• acte II : nouveau départ
>avril 1999 : arrivée de Jean Joël Le Chapelain, directeur. La scène nationale prend désormais le nom de L’apostrophe ; le Théâtre des Arts et le Théâtre des Louvrais sont désormais réunis sous un même nom
>automne 1999 : inauguration d’un tout nouveau Théâtre des Louvrais.
>2004 : signature du deuxième contrat d’objectifs (2004-2007) entre la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, le Conseil général du Val d’Oise, le Ministère de la Culture et de la Communication et la scène nationale.

• acte III : spectacles toujours vivants
>8-9 novembre 2005 : incendie du Théâtre des Louvrais
>23 février 2006 : inauguration de L’apostrophe-Caserne Bossut, chapiteau provisoire pour transférer jusqu’à la fin de la saison les spectacles prévus initialement au Théâtre des Louvrais.
>mars 2007 : inauguration de L’apostrophe-Théâtre des Louvrais entièrement rénové et amélioré après l'incendie. La scène nationale récupère son équipement après une programmation nomade de plus d'un an dans les lieux partenaires du Val d'Oise et hors Val d'Oise.
>2009 : signature du troisième contrat d’objectifs (2009-2013) entre la Communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise, le Conseil général du Val d’Oise, le Ministère de la Culture et de la Communication et la scène nationale.

• acte IV : un nouveau projet
>23 août 2017 : changement de direction et arrivée de Fériel Bakouri à la tête de L'apostrophe. Un nouveau projet voit le jour autour de 3 axes : Arts et humanité / Les nouvelles générations / Arts et urbanisme.
>août à décembre 2017 : le changement de direction de L'apostrophe s'accompagne d'un rapprochement avec le Théâtre 95, dirigé jusqu'au 31 décembre 2017 par Joël Dragutin.
>1er janvier 2018 : réunion officielle de L'apostrophe et du Théâtre 95, et création d'une Nouvelle Scène Nationale de Cergy-Pontoise et du Val d'Oise sur le territoire, répartie sur trois lieux pour la saison 2017-2018 : le Théâtre des Louvrais (Pontoise), le Théâtre des Arts et le Théâtre 95 (Cergy-centre).

 

Les objectifs de L’apostrophe
Constituée au fil des ans et profondément attachée aux valeurs de démocratisation de la culture, L’apostrophe est, plus qu’un lieu de spectacles. C'est un lieu d’ouverture, de confrontation, de rencontre entre le public et les artistes.

 

>téléchargez la brochure de présentation des deux théâtres